• Douglas HOFSTADTER et Emmanuel SANDER - l'Analogie, Coeur de la pensée

     

     

     

     

    l'Analogie

    Je crois que j'ai commencé à m'intéresser à la cognition alors que je passais le Capa-SH. Mais peut-être aussi un peu avant. par exemple, un peu avant, j'avais sû lire Prodiges et vertiges de l'analogie.

    J'avais alors en tête du piège terrible qu'était l'analogie "qui met en avant les points communs tout en inhibant les différences. Ce doit-être, entre autres, à partir de ce moment-là que je me suis fiat mon petit vélo dans la tête. je considérais que l'analogie devait être être une sorte de processus premier qui nous invite, malgré nous à voir les ressemblances et par conséquent les différences engageant alors des processus de catégorisation.

    Il y a donc ceux qui comme moi ont des intuitions et ceux qui en font des ouvrages. C'est le cas de Hofdtadter et de Sander qui ont écrit ce (gros) ouvrage.

    Pour l'anecdote, c'est un livre que j'ai trouvé sans le chercher (j'ignorais son existence) sur les étagères de Memoranda. Et c'est après l'avoir acheté que Claire m'a dit qu'il était inscrit dans la bibliographie de plusieurs formations auxquelles elle participait. Heureux hasard.

    Il est notable de savoir que cet ouvrage a été écrit et anglais et en français. C'est important de le savoir car je ne sais pas s'il est vraiment traduisible: les auteurs s'appuient sur de nombreux exemples tirés, au début du livre, sur les analogies de pensée et donc verbales. Car oui, les premières analogies, quand nous y faisons attention, c'est dans notre verbe qu'elles apparaissent puisque nous ne cessons jamais d'utiliser un langage tressé d'images, de métaphores... Nos mots nos expressions sont un mécanisme puissant de notre pensée (et l'un ne se fait pas sans l'autre)

    D'ailleurs à ce sujet, il est intéressant de noter l'image qu'ils ont utilisée pour évoquer les correspondances ou non de concepts qui se recouvrent plus ou moins en fonction des langues (une sorte de plan en deux ou trois dimensions avec des tâches de couleur (une couleur pour une langue) qui se superposent de moins en moins lorsqu'on s'écarte de plus en plus de nos besoins universels)

    Selon les auteurs, l'analogie et la catégorisation sont des mécanismes archaïques en même temps que puissants capables de nous permettre de nous adapter à tous les instants dans toutes les situations. Selon eux, l'intelligence (de "rassembler" au niveau étymologique), c'est cette capacité de faire des analogies que ce la soit par des analogies proches ou des analogies-squelette.

    Et qui plus est, ces analogies ne portent pas que sur les mots, les concepts, mais aussi sur les rapports humains. Pensez au fameux "moi aussi"...

    L'ouvrage n'est pas difficile à lire. la principale difficulté réside peut-être dans sa longueur. Mais peut-on reprocher aux auteurs de donner de multiples exemples pour étayer leur thèse. Et je dois bien avouer (en même temps, ils viennent dans le sens de mon intuition...) que c'est convaincant: nous sommes des machines à analogie et à catégorisation. Par contre le chapitre final sur les analogies qui ont permis à Einstein (eh oui pas de sérendipité) de parvenir à ses grandes théories ont dépassé mes maigres connaissances concernant la physique. Tout cela étant dû à mon manque de culture scientifique...

    Je rajoute à la fin le plan de l'ouvrage pour éventuellement donner envie.

     

     

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