• J.-H. ROSNY AINE - L'étonnant voyage de Hareton Ironcastle

    J.-H. ROSNY AINE - L'étonnant voyage de Hareton Ironcastle

    ROSNY AIN2, c'est lui qui a écrit la guerre du feu. D'après sa page wikipedia, il a écrit de très nombreux romans dont un qui aurait inspiré je suis une légende de Richard Matheson.

    J'ai pris ce roman sur un étal parce que je trovuais la couverture plutôt esthétique. Elle évoque avec son blanc cassé des ouvrages anciens et la présence d'une gravure de salamandre fait penser à un certain naturalisme du XIXème siècle.

    Pour faire court, ce n'est pas un très bon roman. C'est très linéaire. Hareton Ironcastle, sorte d'aventurier reçoit un courrier lui indiquant qu'une de ses connaissances a fait des découvertes fabuleuses en Afrique. Ni une ni deux, il s'embarque dans l'aventure accompagné de ses amis dont une force de la natue, Guthrie et sa fille.

    Le roman est linéaire. Trop linéaire. les événements s'enchaînent au milieu d'une nature et de peuples souvent inamicaux (les hommes-trapus, les Gouras-Zankas). Les héros sont accompagnés de locaux (des noirs non identifiés guidés par Kouram, le seul parmi eux qui soit nommé) à leurs ordres en les appelant "maîtres"

    1920, le roman enchaîne certains poncifs de l'époque, les blancs civilisés et équipés d'armes féroces leur permettant de liquider les ennemis sans crainte. Car les blancs au milieu de cette nature exubérante, tuent (pour se défendre) sans trop de problèmes de conscience.

    La seule femme, Muriel Ironcastle est plutôt passive, et nous la sentons sensible à l'amour. C'est d'ailleurs elle qui se fait enlever et qui devient prétexte à des incursions héroïques des hommes (dont Philippe qui finira par la séduire) en territoire ennemi.

    L'équipage atteindra son but sans réel danger. malgré un environnement assez surnaturel. Le récit manque de péripéties ou de réelle mise en difficulté de l'expédition. Nul n'est tué. Quelques blessures viennent agrémenter tout cela. Bref, on s'ennuie ferme. On dirait une écriture au kilomètre. D'ailleurs parfois des répétitions sont présentes indiquant peut-être une certaine indifférence à la qualité...

    Un seul élément est intéressant. Et cet élément revient plusieurs fois: celui de la force destructrice de l'homme blanc (émanation de ce siècle technique au sortir de la première guerre mondiale?). Cependant, cela n'empêche nullement les massacres des populations (sans réelle mauvaise conscience) ou des animaux sauvages.

    Un roman qui semble avoir été écrit pour des raison alimentaires, par un auteur qui a essayé d'être imaginatif. Mais cela ne sauve malheureusement pas une narration trop linéaire.

    « Henri DONTENVILLE - Mythologie françaiseJuliette RIGONDET - Un village pour aliénés tranquilles »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :