• Miguel BONNEFOY - Héritage

    Miguel BONNEFOY - Héritage

    Un roman contemporain. Eh oui! Pourtant, n'avais-je pas dit que j'allais en réduire la lecture? C'était faire fi de mon fils qui m'a fait un cadeau pour la fête des pères...

    Il fallait donc que je le lise.

    Il faut bien l'avouer: le voyage a été agréable.

    Effectivement, le livre est structuré: l'auteur savait où il allait.

    Miguel Bonnefoy nous invite à un voyage entre la France et le Chili. Terre d'immigration à la fin du XIXème siècle pour certains français, entrepreneurs, cherchant une vie nouvelle ou vignerons fuyant la phylloxéra. Le chili les accueille et c'est le point de départ. L'auteur nous emmène ensuite dans la lignée, dans les rencontres qui feront les parents, les enfants à travers les montagnes ou l'histoire. On vit en parallèle les vicissitudes du pays.

    Le roman est structuré autour de certains personnages qui donnent leur nom aux chapitres. C'est leur vie qui se déroule sous nos yeux, leurs douleurs, leurs espoirs. Il y a un zeste de magie. Cela évoque parfois du Gabriel Garcia Marquez. Mais peut-être est-ce parce que cela se passe en Amérique du Sud...)

    Il y a la volonté de la part de Miguel Bonnefoy de nous peindre une fresque. Tout ceci se lit agréablement. S'il y a une critique à formuler, c'est peut-être sur le manque d'épaisseur des personnages. Mais je pense que c'est volontaire. Les véritables personnages, ce sont les rapports de lignées sur un siècle davantage que les individus. L'important n'étant pas tant les affres de leur vie que ce qui est transmis entre France et Chili. La fin du roman est là pour nous le démontrer.

    L'auteur a-t-il cherché à nous peindre un roman fleuve en accéléré? C'est ce qui me reste à la fin du roman. Tout cela aurait mérité davantage de lenteur. Il ya certaines maladresse mais il y a aussi de très belles idées (l'Allemand, la volière) mais peut-être que le roman manque d'ampleur pour pleinement servir le tableau. Il aurait peut-être fallu se laisser le temps. Le temps de décrire, d'approfondir, de choisir des nuances, de donner de la chair aux personnages. Les anaphores sont très nombreuses donnant parfois l'impression d'une accumulation de faits qui auraient chacun pu prendre plusieurs pages amplifiant alors un propos qui aurait gagné en consistance.

    Qu'on ne se méprenne pas. J'ai passé un excellent moment mais avec parfois des pointes de regrets.

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